6 mars 2017

Correction : la partie la plus longue


Je ne sais pas si ce mythe existe encore, mais au cas où : non, le roman (ou nouvelle) fini que le lecteur tient entre ses mains n'est pas identique à la version obtenue par l'auteur au moment où il pose le point final pour la première fois.
Au milieu, se passe un événement magique : les corrections.

Comme pour le premier jet, l'étape des corrections est très variable pour chaque auteur.
Certains corrigent au fur et à mesure qu'ils écrivent et me font mentir, car ils le font tant et si bien que le mot "Fin" posé, le manuscrit est effectivement prêt à l'envoi, mais sachez qu'il y a corrections tout de même, seulement au fur et à mesure de l'écriture. D'autres attendent d'avoir fini. D'autres encore n'écrivent pas un premier jet complet et passent directement au second. Bref, c'est un peu la foire.
Le dénominateur commun, c'est qu'à la fin, l'auteur obtient un objet dont il est satisfait et sur lequel il a, souvent, sué sang et eau.
Cet article ne sera donc pas un guide absolu en 20 étapes sur comment bien corriger son roman. Je ne crois pas aux conseils d'écriture et encore moins aux absolus du type "Il faut faire comme ça, sinon ce que vous écrirez sera mauvais".
Par contre, je crois au partage d'expérience et à la possibilité pour chacun, en découvrant la façon de faire de l'autre, de se rendre compte de la diversité des approches et de piocher, pourquoi pas, une idée ou deux qui pourrait lui plaire.
Ainsi, je vais vous parler ici de mon processus de correction
. Divisé en plusieurs cas : les romans et les nouvelles, et à chaque fois, les textes tous neufs ou les vieilleries que je ressors du tiroir. C'est parti.

Les nouvelles

Je commence ici car c'est tout bonnement les nouvelles qui les premières ont attiré mes efforts en la matière.
En effet, comme j'ai déjà pu le dire sur le blog, mes premiers textes finis (car en termes de débuts d'épopées fantasy avortées, j'ai de quoi faire avec mes cahiers d'adolescence) furent des nouvelles. J'ai commencé à 15 ans et mon processus a pris quelques années à se roder avec un outil clef : la bêta-lecture.
Ainsi donc, comment je corrige ?

Tout d'abord, les nouvelles fraîches, ce qui est le cas majoritaire, les délais d'AT ne permettant pas de laisser mijoter ces textes assez longtemps (il me faut bien un an ou deux pour avoir le recul nécessaire pour m'auto-bêta-lire).
Donc, quand je finis un texte, je le laisse dormir une nuit. Puis, le lendemain, je le relis, pour lisser les coquilles et corriger quelques phrases par-ci par-là, et c'est tout. Car je n'ai absolument aucun recul sur un texte fraîchement terminé. Je n'en verrais les défauts que si on me met le nez dessus.
Je poste donc ma nouvelle sur Cocyclics, ou je l'envoie à mes bêtas-off, c'est selon l'humeur. Quand je reçois les retour, je lis les synthèses globales, qui contiennent les gros problèmes de fond, et je digère.
Je me laisse quelques jours pour cogiter le tout, en tâche de fond. Puis, quand j'ai une bonne idée de quoi faire, je me mets à l'ouvrage. Je commence par relire les retours de fond, pour ne rien oublier, et j'applique mes corrections au texte.
Cela fait, je déroule les bêtas de détails au fil du texte. Je relis un paragraphe, le modifie, puis lis les remarques sur le paragraphe et les applique.
C'est un travail fastidieux, mais il me permet de tout traiter et d'obtenir le meilleur texte possible. Pour mes premières histoires, je postais de nouvelles versions sur le port et recommençais le processus. Mais depuis, j'ai suffisamment pris confiance dans ma capacité à corriger pour envoyer cette version.

Voici mon processus le plus courant, mais qu'en est-il des vieux textes ?
En effet, j'ai eu l'occasion cet été de dépoussiérer de vieilles nouvelles pour constituer un recueil et, les délais de réponse aidant, j'ai parfois des nouvelles qui ont pris un coup de vieux.
S'ajoute donc une étape de corrections personnelle : l'auto-bêta-lecture.
Tout simplement, carnet de note en main, je relis le texte et je note tous les défauts que je lui trouve.
Parfois, la liste est longue, tellement longue et l'idée tellement insipide à mon goût que je décide de vouer le texte en question à l'oubli. Mais si jamais persiste une lueur d'espoir, que j'aime encore cette histoire, je lui laisse une chance. Le plus souvent, je réécris totalement, avec en tête les défauts à ne pas répéter. Il est parfois plus simple de repartir d'une ardoise propre que de tenter de bricoler un texte trop bancal. Parfois, je corrige intensivement.
La suite se passe comme pour les nouvelles fraîches : je me relis et je confie à des bêta-lecteurs tiers.

Les romans

Vous l'aurez remarqué, au chapitre des nouvelles, je n'ai que peu évoqué le concept de prise de notes. C'est très simple, j'ai besoin que les choses soient dans ma tête pour y tourbillonner et donner du neuf. Que ce soit à l'étape de l'écriture comme à la cogitation des mesures correctives, j'apprécie d'avoir mon cerveau actif dessus. Or, quand je note un truc, j'externalise l'information tant et si bien qu'elle
n'est plus du tout dans ma tête. Compliqué, pour la cogitation active à base de douches et de long trajets en voiture.
Cela dit, cette approche a une faille : mon cerveau, il a beau avoir de l'espace, ça reste limité et des correctifs détaillés pour tout un roman, ça ne rentre pas.
J'ai donc du adapter ma façon de faire la première fois que je me suis attaquée à une correction de roman avec Les Baleines Célestes.
Comme mon travail sur les romans est plus récent, mon processus reste, cela dit, encore mouvant, mais je vais m'efforcer d'en dégager les grandes lignes, tout d'abord pour un roman fraîchement fini avant de voir les spécificités d'un travail plus ancien.

Comme pour les nouvelles, je n'ai strictement aucun recul. Alors, comme pour les nouvelles, je fais appel à un peu d'aide.
Tout d'abord, une fois le manuscrit terminé, je relis, afin de nettoyer (en théorie, j'ai eu donné, honte à moi, des manus non relus à lire à mes alphas, je leur suis éternellement reconnaissante de leur indulgence sur ce point tant je suis capable de semer des horreurs en termes de coquilles).
Puis j'envoie à d'adorables lecteurs. Je ne reviendrais pas sur le déroulement du cycle Cocy (plus de détails ici), je vais rester sur le travail que je fais de façon globale.
Je reçois donc, après lecture, des retours.
Comme pour les nouvelles, je cogite les points de fond, parfois bien plus longtemps que pour une nouvelle, c'est à dire que la longueur de la liste des points à reprendre est proportionnelle à la taille du manuscrit.
Et c'est là que la différence avec les nouvelles apparaît : je note. Eh oui, je prend un carnet (fidèle au papier je suis, mes neurones mieux alignés ainsi sont) et je mets au propre tous les points soulevés par les synthèses, en vrac, puis je fait une liste des correctifs à apporter, de façon un peu plus ordonnée.
Sur les Baleines Célestes, à l'époque, j'ai construis un scène à scène, afin de retrouver facilement ce qui se passait à quel moment et de plus facilement indiquer ce qui devait être changé et où. Sinon, je me contente parfois de juste noter chapitre à chapitre et de voir au fil de la lecture/correction où cela s'insère le mieux (comme je le disais, tâtonnement encore majoritaire sur les romans).
Si j'ai des retours de détail, je les traite comme pour les nouvelles, paragraphe à paragraphe.
Et à la fin, je fais une dernière relecture pour traquer les coquilles avant de l'envoyer tenter sa chance auprès des éditeurs.

Pour les romans plus anciens, comme pour les nouvelles, s'ajoute une étape d'auto-bêta-lecture. Carnet de notes en mains, je note chapitre à chapitre ce qui me parait raté. Une fois ce travail terminé, je peux créer un plan d'attaque et faire une première correction par moi-même avant de demander de l'aide à un de mes bêtas. Ou alors décider de réécrire, comme pour le manu que je suis en train de relire


Comme vous pouvez l'imaginer, et comme le titre de cet article l'indique, la correction est ce qui me prend le plus de temps. Notablement plus.
C'est un processus que j’abhorrais au début. Car relire mes textes m'ennuie, je les connais déjà, il n'y a plus de découverte, d'inconnu à déchiffrer (ce qui est, je le rappelle, le moteur de ma façon d'écrire jardinière).
Et puis, j'ai appris à aimer le retravail du fond, car lui aussi, au final, fait appel à la créativité. Il faut imaginer des connecteurs, boucher les trous narratifs et mille et unes autres façons de créer. Et puis, sur la forme, ma foi, il faut bien peaufiner ses phrases avec amour.
Donc au final, j'aime bien les corrections aussi, même si, admettons-le, rien ne bat l'enthousiasme d'un premier jet.

Et les copains auteurs, vous faites très différents, pour vos corrections ?

28 févr. 2017

Lectures du début d'année


Chose promise, chose due, cette année les bilans de lecture seront bimensuels, notamment parce que je lis beaucoup moins qu'avant.
Dans l'espoir de pouvoir enfin maîtriser la PAL, j'ai décidé d'instaurer la règle : 2 lectures = 1 achat autorisé. Ça devrait limiter les entrées et ce rapport de 1 pour 2 permettre aux entrées à l'insu de mon plein gré (exemplaires auteur d'anthologies, revues auxquelles je suis abonnée, cadeaux...) de s'ajouter sans faire exploser la PAL. Et m'encourager à lire plus si je veux acheter beaucoup, c'est pas mal. Ca marche déjà, d'ailleurs, je me suis secouée pour pouvoir me permettre d'acheter le Ken Liu dont tout le monde parler et d'avoir droit à un ouvrage au salon des Oniriques dans 2 semaines.
Mais qu'ais-je donc lu ?
En janvier, j'ai relu le roman d'un ami, donc je vous en parlerai quand il sera sorti et que j'aurais pu jeter un œil à la version définitive. Mais je peux promettre une chose : c'est une petite bombe.
Sinon :


Votre mort nous appartient, Antoine Lencou
Enlevé , cynique, on finit par se plaire à suivre cet anti-héros qui ne souhaitait qu'une chose : mourir pour de bon. Seul bémol, je ne suis pas sûre d'avoir compris la fin (mais cela n'enlève rien au plaisir de la lecture).








Sortie de route, Nathalie Salvi
Cette novella m'a laissée mitigée. Je l'ai dévorée, curieuse des réponses derrière cette drôle de mésaventure, mais la conclusion m'a laissé un goût d'inutile dans la bouche. L'impression que tout s'est produit pour rien. Ça se joue à un paragraphe, mais j'ai été déçue.







Pieds d'Argile, Terry Pratchett
Commencé en 2016, j'avais un peu décroché, rapport que je ne suis pas une grande fan de policier et d'enquêtes et que ça partait vraiment dans trop de directions pour que j'entrevoie les connexions. J'ai repris il y a quelques jours et dévoré la fin, avec les morceaux qui s’emboîtent à merveille de façon totalement foutraque, comme on l'attend d'un bon Pratchett.




AOC 42
Numéro spécial Prix Visions du futur. Ma première réflexion a été : l'humour, ça fait pas gagner des prix.
J'ai beaucoup aimé l'accessit, de Melody Gervais, qui prend une idée incongrue et nous crée un univers plutôt sérieux et crédible autour. Mention aussi pour la nouvelle d'Eric Morlevat, qui réussit à emporter son lecteur dans cette folle histoire de singularité informatique.
J'ai été moins touchée par le texte d'Emilie Querbalec, dont je n'ai pas compris la chute et je n'ai pas du tout accroché à celle de Bruno Pochesci, où les mentions au sexe sont omniprésentes, voire même envahissantes, sans qu'elles n'apportent quoi que ce soit à l'histoire au demeurant sans surprise.

Et c'est tout pour ce début d'année. Je n'ai quasi rien lu en janvier mais je me suis pas mal rattrapée en février pour tenir mon objectif de 2 lectures par mois. Ne reste qu'à tenir le cap dans les mois à venir.

30 janv. 2017

Match d'écriture, comment ça marche ?

Au vu de ma dernière publication en date, je me suis dit qu'un petit article pour vous parler des matchs d'écriture de l'association Présences d'esprit ne serait pas une mauvaise idée.

Donc, tout d'abord, un match d'écriture, quezako ?
En résumé, c'est écrire une nouvelle en 1h45 à 2h15, sur un thème tiré au sort au début du match et avec des contraintes optionnelles. Pour plus de détails, je vous laisse aller lire l'explication de l'association.



La première fois que j'ai entendu parler de ces fameux matchs d'écriture, c'était par une amie autrice qui s'était frottée à l'exercice aux Imaginales. Etudiante toulousaine sans le sou, l'exercice me tentait bien, mais difficile pour moi de me rendre à Epinal, donc je regardais mes camarades auteurs potasser de loin.
Et puis, en novembre 2014 je me suis installée à Lyon. Au mois de mars suivant se déroulait à Mézieu le festival des Oniriques. Et il se trouve que Présence d'Esprit y avait un stand et organisait un match. C'est donc sans hésiter que j'ai fait équipe avec deux camarades nanoteurs afin de me frotter à l'exercice.
Que j'ai adoré.
Raison pour laquelle j'ai récidivé aux Imaginales 2015 et 2016 et que je compte bien participer à celui des Oniriques 2017.
Il faut dire que le défi, par le nombre de contraintes qu'il apporte, me correspond tout à fait.

Avec trois matchs dans les pattes, je commence à avoir une routine bien rodée.
Alors, comment je survis à mes match d'écriture ?
Lorsque j'explique le concept aux gens, ressortent deux inquiétudes :
- la contrainte de temps
- la nécessité d'avoir une idée qui marche, et vite



Pour le premier point, j'utilise une vieille technique scolaire. Et oui, quand on jardine comme moi et qu'on papillonne son histoire, il faut avoir des garde fous.
Je me pose donc des balises temporelles.
Sur les 2h15 (car je pioche toujours 2 contraintes), je me prévois au moins 15 min de relecture, si ce n'est 30. Parce que plus j'écris vite, plus j'écris de bêtises, donc la relecture est indispensable pour moi.
Ainsi, il faut que mon texte soit terminé au bout de 2h, grand max.
Ensuite, comment je m'assure qu'il soit terminé sans plan prédéfini ?
Là aussi, je me mets une balise temporelle. Je considère qu'il me faut 30 min pour conclure proprement. Donc, à 1h15-1h30, où que je sois dans le récit, j'amorce la descente finale.
Bien sûr, il vaut mieux ne pas être monté trop haut, ni être parti trop ambitieux. Clairement, les matchs d'écriture ne sont pas fait pour les auteurs qui ne savent pas écrire d'histoire en dessous de 20 ksec. La moyenne de longueur en match est de 10 ksec, il me semble. Si vous avez besoin de prendre un long moment pour poser l'histoire, le match n'est peut-être pas pour vous. Moi j'ai tendance à aller droit au but.  En prime, je tape très vite, ce qui me permet, si l'inspiration suit, de pondre des textes plutôt longs en match (ma dernière nouvelle publiée mesure 17ksec, ce qui est, ma foi, très long).
Donc, se connaître un peu est nécessaire.



Pour le second point, il n'y a pas vraiment de solution magique, à vrai dire. Si ce n'est qu'avoir un esprit exercé à jouer avec les idées aide.
Et que les contraintes, à mon sens, jouent un rôle essentiel.
On voit, en match, deux catégories d'auteurs.
Ceux qui trouvent que la limite de temps et les thèmes sont déjà bien assez et regardent les petits papiers de contraintes supplémentaires comme des instruments du diable.
Ceux qui trépignent d'impatience à l'idée de les tirer au sort.
Je suis de la seconde catégorie. Car plus j'ai de contraintes, plus efficace est la boite à idées. Plus il est difficile de tout mêler, plus vite je trouverai un truc qui me va.
Parce que face à une infinité de choix, il est plus difficile de se fixer, voilà tout.
Mais c'est ma vision des choses, bien sûr.
En prime, je suis joueuse. Et je considère que quitte à se lancer le défi du match, autant aller au bout du truc en tirant toutes les contraintes possibles et imaginables.
Je suis là pour m'amuser, avant tout. Et je crois que c'est essentiel.

Parmi mes camarades auteurs qui ont aussi participé à des matchs, comment l'avez-vous vécu ? Avez-vous des trucs que vous souhaitez partager ?

28 janv. 2017

Publication : AOC 43

Il est là, il est tout chaud dans ma boite à lettre, l'AOC 43, numéro qui publie, en plus des textes habituels, les nouvelles écrites lors du match d'écriture des Imaginales 2016, que j'ai gagné avec mon équipe et en solo.


Les nouvelles gagnantes :
Réparer ses erreurs... Ou pas, de ma pomme
Jeu de hasard de Betty Piccioli
Le conteur des étoiles de Chris Duparc

A se procurer sur la boutique de l'association Présences d'Esprit

29 déc. 2016

Bilan 2016


En cette année qui se termine, il est temps de se pencher sur le traditionnel bilan de l'année.
2016 fut pour moi une année étrange, où je peux faire une liste plutôt généreuse de choses positives (ceux qui me suivent sur twitter l'ont d'ailleurs vu passer, cette liste), mais avec un gros point noir sur le plan personnel qui a rendu l'année difficile.
Je vais quand même m'efforcer de faire le point avec vous et de me focaliser sur le positif, vu que c'est l'un de mes apprentissages personnels

Sur le plan personnel

Ce fut une année dense.
Sur le négatif, LE point noir (qui risque bien de rendre 2017 tout aussi difficile à aborder) : j'ai réalisé que je ne voulais plus être vétérinaire. En février, j'ai donc décidé de me lancer dans une reconversion. Sauf que, ma foi, je fais mal les choses et il manque cruellement d'outils pour diriger les gens. Ce qui fait que rendue en cette fin d'année, je n'ai qu'à peine débroussaillé le terrain, surtout pas trouvé de nouveau travail et je suis tout sauf rendue. Ce qui est assez dur, émotionnellement, car cela m'oblige à stagner dans un métier qui au mieux ne m'intéresse plus, au pire me fait souffrir. Je suis donc pressée de changer d'horizon et forcée à prendre mon mal en patience. A priori, je vais tenter une inscription en M2 l'an prochain, autant dire que cette affaire n'est pas bouclée.
Même si c'est presque le seul point noir de cette année, il est suffisant pour rendre le bilan mitigé, car il a teinté mon état émotionnel tout au long de l'année.
Cela dit, ce n'est pas la seule chose que j'ai vécue cette année, et encore heureux.
J'ai fait beaucoup de travail sur moi, je suis mieux dans ma tête et dans mon cors (merci le yoga).
J'ai appris de nouvelles choses : le crochet dont je noie twitter et le japonais.
Je me suis baladée à droite et à gauche.
J'ai fait de belles rencontres.

Versant écriture

L'année a débuté couzi couza. Je me disais, arrivant au printemps, que ça se présentait comme une année peu productive, et au final, un coup de fouet estival sur un projet et un NaNo énergique ont remonté la barre.
Au final, en 2016, j'ai écrit 13 nouvelles.
Compilé un recueil que j'espère voir publier.
Publié 4 nouvelles dans des supports plutôt sympathiques.
Participé au site Microphémérides.
Gagné le match d'écriture des Imaginales.
Ecrit un roman jeunesse, Pattes Blanches, et terminé un manuscrit que j'avais laissé en souffrance depuis 2014, à peine entamé, Cuits à point.
Ce fut une année de progrès personnels et de constatation de ceux faits les années précédentes (lire d'anciennes nouvelles, quelle torture).
Et, grâce à Malpertuis, j'ai pu passer pour la première fois derrière la table de dédicaces. Même si ce n'était que pour une nouvelle en anthologie, pour deux petites heures pendant les Imaginales, ce fut plutôt sympa.

Versant lecture

Le moment douloureux du bilan chiffré de la PAL est venu. Et il n'est pas du tout en ma faveur.
J'avais débuté l'année avec 147 items.
J'en ai rajouté 31 au cours de l'année. En ça, j'ai plutôt pas mal tenu ma résolution d'entrées limitées. Ce n'est pas là que le bât a blessé. Il est du côté de la lecture. En effet, j'ai connu un gros ralentissement en 2016 et lu seulement 21 ouvrages.
Ce qui fait que je termine l'année avec 157 ouvrages sur la PAL, soit une légère inflation de 10 titres. Ce qui n'est pas si mal, cela dit, vu mon peu de lectures. En prime, j'ai lu pas mal de mangas et de
comics cette année (que je ne compte pas).
En faute ? Un maque de motivation . Beaucoup d'ouvrages débutés et abandonnés en cours de route (dont même un Pratchett). Mais aussi, pour ceux terminés, beaucoup de vrais coups de cœur lus rapidement. Donc plutôt une bonne année de lecture, même si je n'ai pas lu autant que prévu (on est loin des 50 que j'avais promis pour le challenge lecture de Cocy).
Pour 2017, je vais donc me montrer plus raisonnable : objectif de 24 ouvrages dans l'année (2 par mois) et une règle d'acquisition du type 1 lu = 1 achat. De toute façon, comme je vais économiser pour reprendre mes études, je vais être obligée de me montrer raisonnable.

Et le blog, dans tout ça ?

Ma foi, je ne me force pas trop à faire des articles. Le but n'est pas d'écrire pour écrire. Je continuerais de faire des bilans de lecture de façon régulière, quand j'aurais de quoi parler. Il est probable que j'officialise le rythme bimensuel, voire trimestriel pour les bilans l'an prochain. Bien sûr, j'aimerais avoir plus de sorties à relayer, mais ça ne dépend pas de moi. Donc aucune promesse folle sur une activité débordante pour 2017.

Je crois qu'avec tout ça, j'ai fait le tour de l'essentiel. Comme je le disais plus haut, une année plutôt remplie de bonne choses. Espérons que 2017 la surpasse encore plus.


4 déc. 2016

Lectures Octobre/Novembre

Le voici, le voilà, le bilan "mensuel" (hum) de lecture.
Sans surprise, j'ai encore peu lu ces deux derniers mois, avec notamment le NaNoWriMo au milieu qui a mobilisé mon énergie surtout sur l'écriture. Cela dit, je pense que je suis tout simplement en décroissance de lecture avec, en caiuse, une très mauvaise habitude que j'ai prise et qui me fait perdre le pied à l'étrier de mes romans : je lis twitter dans les transports en commun plutôt que le bouquin que j'ai dans le sac.
Cela dit, identifié ce problème, je vais pouvoir m'efforcer de me re-discipliner. Sans compter que, d'après mes premières estimations, je risque d'avoir lu moins que j'ai acheté cette année, malgré le gros frein que j'ai mis sur les ajouts à la PAL. Bref, je ne m'en sors pas.
J'ai tout de même lu un petit peu ces deux derniers mois. Alors, qu'avais-je au programme ?

La reine des noctères, de Franck Dive.
Je serais honnête : j'ai bêta-lu ce roman, donc je ne suis pas à 100% objective.
Cela dit, j'ai vu le travail accompli et le résultat est époustouflant. C'est une belle épopée que l'auteur nous conte là, avec son lot de personnages attachants, que j'ai pris plaisir à redécouvrir. Vivement la suite.









The tropics of Serpents, de Marie Brennan
Lady Trent est toujours aussi truculente dans sa façon de nous raconter ses aventures. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'une femme de caractère, aux opinions bien arrêtées mais bigrement attachante. Sa passion pour les dragons n'a pas de limite et je me suis laissée emporter dans la découverte des marais en sa compagnie.
Enfin, la couverture est toujours aussi magnifique.







Harry Potter and the chamber of secrets, JK Rowling
Toujours un plaisir de se replonger dans les Harry Potter enrichis par les magnifiques illustrations de Jim Kay. C'est comme retrouver un viel ami, tout en découvrant des détails que l'on n'avait pas remarqués jusque là, comme les multiples micro-apparitions de Ginny, tout autant d'indices qu'on ne reconnait qu'a postériori.








Micronomicon, peurs d'enfance, de Jacques Fuentealba
J'aime beaucoup le travail de Jacques, dans le domaine des micronouvelles. J'avais déjà lu son recueil Scribuscules que j'avais adoré et cette nouvelle plongée dans son univers, à tendance horrifique, fut un réel plaisir.







En conclusion, il me reste un mois pour essayer de boulotter pleins de livres et espérer finir l'année avec une réduction de ma PAL, même symboliquement d'un seul ouvrage. Ma foi, je crois que je vais me pencher vers l'armée de novella que j'ai sur la pile.







2 déc. 2016

NaNoWriMo : c'est fini (ou presque)

Et voilà, à peine le temps d'avoir dit ouf que le mois de Novembre se termine déjà. Il a passé comme l'éclair, au rythme de l'écriture quotidienne. Même si j'ai beaucoup ramé, j'ai, comme toujours, passé un excellent mois à baigner dans l'écriture et la stimulation intellectuelle de l'esprit créatif.

Mais faisons un petit retour en arrière sur la fin de ce mois de Novembre.
Dans mon dernier article, j'expliquais avoir fini Pattes Blanches et galérer à avancer sur Cuits à points à présent le turning point passé, faute de savoir où aller.

J'ai donc commencé par continuer à remplir une partie de mon quota avec les corrections de Pattes Blanches qui lui ont bien ajouté 4000 mots, ce qui n'a pas été perdu pour le Word Count. Cela m'a permis de continuer à repousser le moment fatal de la réflexion sur Cuits à Points. Et de boucler le projet Pattes Blanches et l'envoyer en soumission pour un cycle sur Cocyclics.

Et puis, à moment donné, je n'ai plus eu le choix, il a fallut réfléchir. Ce que j'ai pu faire avec une
petit ballade d'une demi-heure pour rentrer chez moi un soir. C'est le genre d'activité idéale pour la créativité, le corps est occupé et le cerveau peut errer à loisir. En orientant les pensées sur le bon dossier, on peut obtenir des étincelles. Ce qui fut le cas, je suis rentrée chez moi ravie et avec toutes les clefs pour terminer ce manuscrit. Je me suis donc remise à la tâche avec enthousiasme.

Puis j'ai atteint les 50 kmots. Et bon, c'est cool, le Nano, tout ça, mais 1667 mots par jour, c'est vraiment beaucoup et certains jours il faut vraiment se forcer. Hors, se donner une pichenette pour se lancer, soit, mais développer des efforts surhumains pour écrire, je suis moins fan. Je suis le plus efficace et satisfaite de ma production quand l'écriture coule toute seule. Ainsi, je suis passée en mode "finissons ce manuscrit tranquillement sur le mois de décembre". Raison pour laquelle la fin du mois de Novembre ne change pas grand chose à mon rythme quotidien. Vu que je continue à écrire 1000 mots par jour sur ce projet jusqu'à ce qu'il soit terminé (avant la fin de l'année, espérons-le).

Et qu'en parallèle, j'ai repris les corrections sur le NaNo de l'an dernier qui traînent depuis le début de l'année et que j'aimerais beaucoup terminer, elles aussi, avant la fin de l'année. Bref.

D'un point de vue humain, cette fin de Nano a été l'occasion de faire plusieurs Write-In et de partager les dernières heures d'écriture, et les derniers passages du cap des 50 kmots, avec mes camarades auteurs. Et s'il y a bien une chose pour laquelle je suis reconnaissante, c'est la communauté du Nano. Plein de gens chouettes dans cette belle ville de Lyon que j'ai hâte de retrouver pour papoter à la TWIO (Thanks Whomever It's Over, je crois que le nom est assez transparent sur le but de l'événement).

En conclusion, encore une belle réussite personnelle pour ce NaNoWriMo, rendez-vous que j'aime toujours autant. Et vous, satisfaits de votre mois de Novembre ?

Auteur ayant terminé son NaNo